Édifié à l’époque de la Renaissance dans la vallée du Loir, à la limite du Vendômois, de la Touraine et du Maine, le château de Poncé est un très bel édifice qui se déploie dans un exceptionnel écrin de verdure. Son impressionnante façade de tuffeau blanc, rivalisant de hauteur avec les arbres du parc, ne trompe pas sur sa région d’appartenance. Poncé est un lieu de découverte où l’art du passé et le patrimoine dialoguent avec la création contemporaine. Construit par la famille de Chambray dans la première moitié du XVIe siècle, le château classé Monument Historique offre un bel exemple de l’influence italienne sur la Renaissance française.

Construit vers 1542, Poncé n’a que très rarement changé de propriétaires. Il est en effet resté plus de 400 ans, jusqu’en 1895, la propriété de la famille de Chambray, proche du pouvoir royal. Nous lui devons l’édification de l’escalier à l’italienne sculpté aux origines de la bâtisse, magnifique œuvre d’art unique en son genre et parfaitement conservée. Composé de six voûtes, il est décoré de 140 caissons finement sculptés d’ornements végétaux, mythologiques, bibliques et héraldiques.

En 1830, le parc s’enrichit d’une étonnante et insolite construction néogothique destinée à isoler le château du reste du village.

Véritable décor de théâtre de plus de trente mètres de haut, ce mur de brique et pierre apporte une dimension romantique unique aux jardins du château. Le commanditaire de cette « folie architecturale » sur trois niveaux est Amédée de Nonant, propriétaire de l’époque qui choisit de donner à cette construction le nom de « Terrasse Caroline » en hommage à son épouse. Cette construction pittoresque surplombe notamment le pigeonnier, beaucoup plus ancien mais resté en très bon état, qui contient pas moins de 1600 boulins.

Les extérieurs, labellisés « jardin remarquable », constituent un endroit de détente et de promenade où les fleurs côtoient les allées et où les vastes pelouses sont rythmées par des bordures végétales toujours bien taillées. De la terrasse ombragée de tilleuls, les visiteurs peuvent apprécier les décors apaisants offerts par l’harmonie des différentes plantes. Les jardins offrent une grande variété et des univers contrastés pour partie hérités d’un passé récent. Dans le parc, un labyrinthe de charmille enchante les promeneurs depuis le XVIe siècle. Mais si le château est sorti de terre en pleine Renaissance, les jardins d’aujourd’hui doivent beaucoup à la famille Latron-Flandrin qui a sauvé le domaine au XXe siècle. Aujourd’hui, le peintre Guy de Malherbe et son épouse Marie-Hélène y impriment leur marque à travers de très belles expositions d’art contemporain dans le bâtiment du XVIIIe siècle.